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Ah ! La godille 29 août 2014
Ah ! la godille…
… « connaître les plus hautes satisfactions que réserve la pratique de la godille : sur l’eau calme d’un
port aux rives peuplées, godiller d’une main (l’autre dans la poche) tourné vers l’avant du bateau,
progresser à petits coups tranquilles, tout en ayant l’air de penser à autre chose ».
(ref : Nouveau cours de navigation des Glénans – 1972 – Seuil - Pages 394 et 395)
La mise à l’eau de notre annexe va permettre à ceux qui le désirent de s’exercer à la godille. Dans le
but, bien entendu, d’être en mesure de s’attaquer un jour à plus difficile et plus lourd : déplacer le
Marche Avec à la godille.
« Le premier intérêt de la godille est qu’elle est vite parée, vite en action, prête à donner le coup de
pouce pour assurer une manœuvre dans un moment critique, virement difficile par exemple. Elle
permet d’autre part des évolutions précises dans un espace restreint.
Ses avantages sur le moteur sont évidents. Aucune nuisance :
elle ne fait pas de bruit ; environnement intact : elle ne sent pas mauvais et ne salit rien ;
ambiance sécurisante ; elle ne tombe jamais en panne et ne se prend pas dans les orins.
On doit évidemment lui reconnaître quelques limites : même avec un opérateur musclé,
la vitesse obtenue est modeste (…). Pour que la godille possède toutes ses lettres de noblesse, il lui
manque, en fait, d’avoir été utilisée par un fantaisiste (manchot de préférence) pour la traversée de
l’Atlantique ; mais cela ne saurait tarderi. » (Ref : Ibid)
En réalité, ses lettres de noblesse, la godille les possède déjà. Et ce n’est pas qu’une impression.
Qui figure en effet sur l’œuvre qui a donné son nom à un des mouvements les plus importants de l’histoire de la peinture ?
Un godilleur tranquille, dans le soleil levant.
L’éternelle beauté du geste.