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Session de sécurité
Beau temps belle mer pour cette édition 2026 de notre session sécurité sur l’eau.
Cette année, la SNSM de Concarneau nous accompagnait, l’occasion pour ses bénévoles de continuer à prendre en mains leur superbe unité récemment arrivée à Concarneau, la SNS 153 Ael-Mat (Ange gardien).
Après avoir hissé grand-voile et foc dans l’arrière port, direction le large pour notre exercice de récupération sous voile d’un homme à la mer. Le rôle des sept équipiers est distribué, chacun sait ce qu’il a à faire, pour l’une se jeter à l’eau , pour les autres ne pas perdre de vue l’équipière tombée à l’eau, jeter une bouée en U, balancer la bouée Silzig, chronométrer, photographier, préparer une bastaque pour hisser Jonas, enfin, se concentrer sur l’évolution du Marche-Avec qui va revenir en arrière. Las, le vent est complètement tombé et il faut évoluer au moteur. Large manœuvre circulaire autour de Claire, qui saisit la Silzig et se laisse hisser à bord. 5’38 se sont écoulées entre le moment de la chute et Claire à nouveau à bord. C’est mieux que l’an dernier à la voile (7 minutes). Et le tout sous les yeux attentifs de l’équipage de la SNS 153 et de Philippe, venu sur son bateau à moteur pour veiller à la sécurité de son épouse.
La SNSM nous a proposé une manœuvre de remorquage. Lancer de touline, passage d’une patte d’oie et nous voilà remorqués à 6 nœuds jusqu’à Beg Meil, sur des fonds de 4 mètres où nous comptons mouiller. La patte d’oie de remorquage est un peu courte avec le bout-dehors resté abaissé et elle s’appuie un peu sur la sous-barbe. La prochaine fois, nous saurons que c’est une patte d’oie plus longue, utilisée pour remorquer les catamarans qu’il conviendra d’utiliser.
Remorque larguée en douceur, le Marche-Avec continue sur son erre, stoppe et nous mouillons.
Place maintenant au largage d’un radeau de survie. En l’occurrence un BIB (Boat in Box) en sac souple plutôt ancien qui va réussir à se gonfler mais a le souffle un peu court. Quelques équipiers parviendront malgré tout à se hisser dans le radeau, qui flotte mais qui n’est pas suffisamment gonflé. On perçoit concrètement l’utilité des révisions périodiques.
Tir d’un feu rouge à main, puis démonstration de notre nouvelle technique pour relever l’ancre. Deux poulies, un crochet, un bout de 20 mètres, et voilà un palan idéal pour ménager sa peine. Un seul homme suffit, là où ceux qui ont déjà relevé en direct le mouillage du Marche-Avec se souviennent de la corvée que cela représentait pour plusieurs équipiers.
Entretemps, la SNS 153 s’est mis à couple pour s’exercer à mener ainsi les 16 tonnes du Marche-Avec, ce qui serait nécessaire pour une arrivée au ponton. Quelques minutes pour constater que tout fonctionne bien, pour tirer des leçons sur la meilleure manière de passer les aussières, et la SNS largue tout pour faire route terre.
Un peu de vent de sud-ouest est revenu et nous hissons le foc pour regagner Concarneau sous foc et grand-voile. En route, nous endraillons la voile de flèche qui sort de réparation sur son espar. Alors, pourquoi ne pas l’envoyer, maintenant qu’elle est prête ? Nous continuons ainsi en longeant la côte de Trégunc lorsque sans crier gare, Claire tombe à nouveau à l’eau. C’est l’occasion cette fois de faire l’exercice sous voile. Chacun reprend son poste et en cinq minutes, Claire est à nouveau à bord.
Voilà une demi-journée bien remplie : manœuvres de récupération d’homme à la mer au moteur puis sous voile, utilisation d’un BIB, d’un feu à main, d’un palan pour remonter l’ancre, exercices de remorquage. Merci à nos amis de la SNSM, merci aux participants, à refaire !







